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Voyages


L'Amérique

New York ! La société américaine
« Vivant ainsi du matin au soir avec des hommes appartenant à toutes les classes de la société parlant mal la langue, mais la comprenant assez bien pour que peu de choses nous échappent, ayant de plus un désir immodéré de connaître, nous sommes assez bien placés pour nous instruire vite. »

Le premier regard que Tocqueville porte sur la société américaine, telle qu'il la découvre à New York est partagé et parfois très critique. La condition des femmes est l'un des premiers traits à le frapper : s'il salue la liberté dont jouissent les jeunes filles et l'opportunité qu'ont les jeunes gens de se fréquenter régulièrement pour faire connaissance "en tout bien, tout honneur" avant de s'épouser, il déplore ouvertement la forme de claustration définitive qui attend toutes les femmes une fois qu'elles se sont mariées. Il est également troublé par la forme d'indifférence religieuse qui est, selon lui, sous-jacente à la démultiplication des différentes communions protestantes, ainsi que par l'intolérance vivace que nourrit la minorité catholique. Le fait religieux lui apparaît perturbé (à l'image de ces Quakers dont la danse frénétique l'étonnera tant), éclaté entre le catholicisme le plus dogmatique et la forme de déisme vers laquelle semblent tendre certaines "sectes protestantes". Toujours est-il que le rôle joué par la religion dans la société lui semble évident tant "elle donne une tournure morale et réglée aux idées ; elle arrête les écarts de l'esprit". (Lettre à Louis de Kergorlay, 29 juin 1831)  Il est, enfin, très déçu de découvrir que le seul élément qui permette à une société aussi cosmopolite et aussi diverse dans ses composantes d'être unie n'est autre que l'égal appétit de chacun pour le profit qu'il peut tirer de son travail. L'absence de passion politique, c'est-à-dire d'intérêt pour la chose publique en tant que telle, ne laisse pas de le surprendre, voire même de l'affliger. Pourtant, en assistant à Albany le 4 juillet 1831 à la cérémonie de la fête de l'Indépendance, il découvre avec respect la force du civisme et du sentiment patriotique des habitants des États-Unis. Le regard qu'il porte sur la société américaine en sera définitivement changé.   écouter l'extrait sonorelire l'extrait sonore  

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Rue de New York, vers 1850, Hippolyte Sebron

Un incendie à New York
en 1855
, Hippolyte Sebron
© RMN/Gérard Blot

Vue de Wall-Street, New York

Vue de Wall-Street, New York, Anonyme
© BNF

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"Un Monde Nouveau"

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