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Voyages


L'Algérie

Une nouvelle enquête sur le terrain algérien (1846)

Moustapha Ben Ismaïl et sa famille

Moustapha Ben Ismaïl et sa famille © BNF

Durant la seconde partie de son voyage, Tocqueville poursuit son exploration méthodique du territoire en allant par exemple explorer "pendant dix jours la plupart des établissements du Sahel et tous ceux de la plaine" de la Mitidja : son but est d'alors d'examiner comment les colons ont pu s'établir voire s'enraciner en Algérie malgré toutes les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés. Toutefois, selon lui, l'intervention de l'État pour aider les colons ne doit être qu'indirecte, par l'amélioration de leurs conditions par exemple, mais ne peut se substituer à l'initiative personnelle.
Par la suite, il rejoint Philippeville avec son épouse, après une escale forcée à Bône à cause d'un coup de vent et, grâce à une voiture envoyée par le général Bedeau, qui est à la tête de la province de Constantine, parvient enfin à gagner la ville qui s'était refusée à lui cinq ans plus tôt. La rencontre avec Bedeau est fructueuse, et Tocqueville est ravi de trouver en lui un interlocuteur qui est quotidiennement confronté à la réalité du terrain de la colonisation et qui nourrit sur celle-ci des idées très proches des siennes.

« La question d'Afrique elle-même, dans toute sa variété et dans sa grandeur, pour moi, se résume ainsi : comment arriver à créer en Afrique une population française ayant nos lois, nos mœurs, notre civilisation, tout en gardant vis-à-vis des indigènes tous les égards que la justice, l'humanité, notre intérêt bien entendu, et comme vous l'avez dit, notre honneur, nous obligent étroitement à avoir ? »
(Lettre à Francisque de Corcelle, 11 octobre 1846)

Aussi, lorsqu'il s'embarque de nouveau à Alger pour rentrer en France le 29 décembre 1846 à l'issue de ce second voyage en Algérie, Tocqueville a-t-il recueilli suffisamment d'observations, entendu suffisamment de protagonistes et constaté de visu suffisamment de motifs de satisfaction et d'inquiétude pour étayer les deux grands rapports parlementaires qu'il rédigera l'année suivante quand il devient le président et le rapporteur d'une nouvelle commission parlementaire concernant ce pays. Il se prononce alors contre le vote de nouveaux crédits supplémentaires alloués à l'Algérie - décision qui se trouve être à l'origine de la chute du Maréchal Bugeaud - et dénonce le manque de liberté des habitants de la colonie. Il ne croit plus, à l'issue de ce second voyage, à l'assimilation de la population indigène et accepte donc, ce qui lui a souvent été reproché, l'idée d'une société inégalitaire. Il soutient en revanche toujours le principe de la colonisation, s'interroge longuement sur les moyens nécessaires à sa réussite.

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Constantine

Constantine, Anonyme © BNF

Constantine, vue de la Mansourah

Constantine, vue de la Mansourah, Anonyme
© CAOM

Archives

Plan de l'Algérie en 1845

Plan de l'Algérie en 1845
© CAOM

Projet du village de Dalmatie dans la commune de Blidah

Projet du village de Dalmatie dans la commune de Blidah
© CAOM

Projet du village défensif (maison pour deux colons)

Projet de village défensif (maison pour deux colons)
© CAOM

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