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Voyages


L'Algérie

À la découverte de l'Algérie (1841)
« Cette partie de l'Algérie est infiniment plus belle que les autres. De hautes montagnes viennent tomber jusque dans la mer. Ces montagnes sont couvertes d'arbres ou de pâturages jusqu'au sommet ; à chaque instant, elles s'ouvrent pour faire jour à de charmantes vallées cultivées et couvertes de troupeaux. »
(Lettre à son frère Édouard,
30 mai 1841)

De retour à Alger, Tocqueville et Beaumont décident d'explorer la partie est du territoire et gagnent Philippeville par la mer le 30 mai 1841. Cette traversée est un véritable ravissement à en croire les descriptions qu'Alexis en fait pour sa famille, mais au-delà des plaisirs touristiques, leur intention première reste de parvenir jusqu'à Constantine, qu'ils sont censés atteindre en trois jours par un convoi parti de Philippeville le 31 mai. Malheureusement, Tocqueville, atteint de dysenterie, doit très rapidement renoncer à ce trajet, et rebrousse chemin. Il se voit même contraint d'écourter son voyage et de rentrer en France vers le 19 juin, c'est-à-dire bien avant d'avoir achevé son enquête sur la politique de colonisation menée par le maréchal Bugeaud dans le but d'affaiblir Abd-el-Kader. Une nouvelle fois, Beaumont préfère raccompagner son ami plutôt que de poursuivre un voyage dont il espérait pourtant qu'il lui fournirait la matière d'un nouvel ouvrage.
Quant à Tocqueville, outre la déception d'avoir dû abréger sa mission d'observation, le constat qu'il dresse de ce premier voyage en Algérie est partagé. Il a certes apprécié la beauté des différents paysages ainsi que la douceur du climat. Il a également été séduit par le dynamisme de cette population formée de toutes sortes d'émigrants et par la rapidité avec laquelle la société se développe - l'analogie avec le développement des États-Unis revient d'ailleurs à plusieurs reprises sous sa plume.
Il est en revanche beaucoup plus sévère quant à la conduite de l'administration française et bien plus pessimiste concernant les difficultés rencontrées par les troupes françaises pour gagner l'intérieur du territoire. Selon lui, la France ne sait pas se donner les moyens qui seraient nécessaires à la réussite de la colonisation de l'Algérie, comme il l'explique déjà en 1837 au tout début de sa Seconde lettre sur l'Algérie.   écouter l'extrait sonorelire l'extrait sonore  

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Alger

Alger, frontispice de l'ouvrage de Genty de Bussy © CAOM

Port d'Alger

Port d'Alger, tiré de l'ouvrage de Genty de Bussy © CAOM

Conquête et Civilisation, 5 juillet 1830 par Adolphe Godard

Conquête et Civilisation, 5 juillet 1830, Adolphe Godard © BNF

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