Alexis de Tocqueville
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Le Canada et l'Amérique de l'Ouest

Frontispice pour les Travels in North America du Prince de Wied

Tribus indiennes
"Une des choses qui piquaient le plus vivement notre curiosité en venant en Amérique, c'était de parcourir les extrêmes limites de la civilisation européenne et même, si le temps nous le permettait, de visiter quelques-unes de ces tribus indiennes qui ont mieux aimé fuir dans les solitudes les plus sauvages que de se plier à ce que les Blancs appellent les délices de la vie sociale." (Quinze jours dans le désert)
Frontispice pour les "Travels in North America" du Prince de Wied (détail) par Karl Bodmer; Blérancourt, musée national de la Coopération franco-américaine © RMN/Philippe Bernard

Quinze jours dans le désert, dessin d'Alexis de Tocqueville

Singuliers personnages
"Ce sont de singuliers personnages que ces Indiens ! Ils s'imaginent que quand un homme a une couverture pour se couvrir, des armes pour tuer du gibier et un beau ciel sur sa tête, il n'a rien à demander de plus à sa fortune." (Lettre à sa cousine Eugénie de Grancey, 10 octobre 1831)
Quinze jours dans le désert, dessin d'Alexis de Tocqueville à l'aquarelle sur le dos de son manuscrit, 1831; coll. Privée © AD Manche

Atala au tombeau dit aussi Funérailles d'Atala par Anne-Louis Girodet De Roussy-Trioson

Atala
"A propos, savez-vous ce qu'est qu'Atala ou sa pareille ? (.) Atala, c'est une indienne de couleur café au lait fort foncé, dont les cheveux raides et luisants tombent comme des baguettes de tambour jusqu'au bas du dos. Elle a ordinairement un gros grand nez à peu près aquilin, une large bouche armée de dents étincelantes et deux yeux noirs qui, en plein jour, ressemblent assez à ceux d'un chat pendant la nuit." (Lettre à sa belle-sour Émilie, 7 septembre 1831)
Atala au tombeau dit aussi Funérailles d'Atala par Anne-Louis Girodet De Roussy-Trioson; Paris, musée du Louvre © RMN/René-Gabriel Ojéda

Couple d'indiens au bord d'un fleuve avec un enfant par Eugène Delacroix

Natchez
Première rencontre avec les Indiens, 20 juillet 1831 :
"D'autres reconnaissaient bien que probablement l'Indien mourrait ; mais on lisait sur leurs lèvres cette pensée à moitié exprimée : qu'est-ce que la vie d'un Indien ? Le fait est que c'était là le fond du sentiment général. Au milieu de cette société américaine si policée, si sentencieuse, si charitable, il règne un froid égoïsme et une insensibilité complète, lorsqu'il s'agit des indigènes du pays." (Cahier Alphabétique A)
Couple d'indiens au bord d'un fleuve avec un enfant; étude pour "Les Natchez", 1823-1824 par Eugène Delacroix; Paris, musée du Louvre © RMN/Gérard Blot

Hutte en Amérique du Nord

Hutte en Amérique du Nord
"La maison du planteur ou, comme on l'appelle dans le pays, la log-house.(.)
Ainsi que le champ qui l'environne, cette demeure rustique annonce une œuvre nouvelle et précipitée.(.) Ses murs ainsi que le toit sont formés de troncs d'arbres non équarris entre lesquels on a placé de la mousse et de la terre pour empêcher le froid et la pluie de pénétrer dans l'intérieur de la maison." (Quinze jours dans le désert)
Hutte en Amérique du Nord; Département des Estampes © BNF

La Croix dans la Solitude d'aprés un poème de F.D. Hermans par Thomas Cole

La croix dans la solitude
"Le désert était là tel qu'il s'offrit sans doute il y a six mille ans aux regards de nos premiers pères ; une solitude fleurie, délicieuse, embaumée ; magnifique demeure, palais vivant, bâti pour l'homme, mais où le maître n'avait pas encore pénétré. [...] Il régnait autour de nous une sérénité, une quiétude universelles." (Quinze jours dans le désert)
La Croix dans la Solitude d'aprés un poème de F.D. Hermans par Thomas Cole; Paris, musée du Louvre © RMN/Christian Jean

Vue de South-Bay village sur le bord du lac Onéida (près de l'île du français), le 8 juillet 1831, dessin de Gustave de Beaumont

Lac Onéida
"Il n'y a de bonheur dans le monde que sur les bords du lac Oneida." (Voyage au lac Oneida)
Vue de South-Bay village sur le bord du lac Onéida (près de l'île du français), le 8 juillet 1831, dessin de Gustave de Beaumont; coll.privée © Beinecke rare books and manuscript library of Yale

Les chutes du Niagara, anonyme

Tonnerre des eaux
"Nous nous sommes aussitôt dirigés vers Niagara. A deux lieues, le bruit de la chute ressemblait déjà à un orage. Niagara en indien veut dire "tonnerre des eaux". On ne pouvait trouver une expression plus magnifique ni plus juste. (.) La chute du Niagara est, à mon avis, supérieure à tout ce qu'on en a dit et écrit en Europe, ainsi qu'à toutes les idées que l'imagination s'en forme d'avance." (Lettre à sa mère, 21 août 1831)
Les chutes du Niagara, anonyme; Département des Estampes © BNF