aller au menu principal - aller aux sous-menus - aller au contenu-texte - le plan du site - politique d'accessibilité

Portraits


Sa famille

Son père, Hervé de Tocqueville :
un chef de famille
« Après un si grand nombre d'espérances déçues, d'existences changées, d'illusions détruites, je sentais le besoin de me reposer dans la douceur des sentiments de famille du spectacle décevant des passions humaines. »
(Hervé de Tocqueville, Mémoires)

Seul homme de sa famille à avoir réchappé aux jours sanglants de la Terreur, Hervé de Tocqueville a rapidement dû endosser le rôle de chef de clan familial. Par sens du devoir, il devient d'abord le tuteur de Louis et de Christian de Chateaubriand, les deux enfants du couple décapité auquel il en avait fait la promesse. Il protège aussi madame de Chateaubriand, la veuve d'Auguste-René, et s'attache, à force de tractations et de procédures, à restaurer au mieux leur fortune nobiliaire en même temps que le patrimoine des Rosanbo et celui des Clérel de Tocqueville. Sa ténacité dans ce domaine est couronnée de succès et il assure à toute sa famille les conditions de fortune dignes de son nom et de son histoire. Il s'occupera d'ailleurs scrupuleusement, et jusqu'à sa mort, de la gestion des biens mobiliers et immobiliers de la famille ainsi que de leur répartition entre ses trois fils, qui sont au cœur de toutes ses préoccupations. Il exerce également sur ses enfants une autorité morale et une influence incontestable et n'hésite pas à intervenir et à peser de sa personne dans leurs choix de carrières ou d'épouses, ce qui fait de lui "le meilleur appui et le guide le plus sûr de tous ses enfants" selon Tocqueville (qui, par exemple, doit son poste de juge-auditeur au tribunal de Versailles à son intervention répétée et efficace auprès des personnalités compétentes). Mais c'est certainement dans le domaine éthique et intellectuel que cette personnalité charismatique à la grandeur d'âme aristocratique, ce fils des Lumières, ce grand serviteur de l'État, a le plus profondément marqué de son exemple son fils Alexis qui reçoit en héritage le souci du bien public ainsi qu'un goût pour la littérature des XVIIe et des XVIIIe dont témoigne l'inventaire de la bibliothèque qu'il laisse dans sa demeure de Clairoix après sa mort. Après s'être retiré de sa carrière publique en 1830 et après avoir perdu son épouse en 1836, il passe en effet ses dernières années à Clairoix, non loin de Compiègne et du domaine de Baugy, aux côtés de madame Guermarquer, son ancienne gouvernante qui est devenue sa nouvelle compagne, comme l'attestent les relevés de population de la commune. Il profite alors de son temps libre pour revenir une dernière fois sur ce qui fut le grand drame de sa vie, à savoir la Révolution Française, en se faisant l'auteur d'une Histoire philosophique du règne de Louis XV et d'un Coup d'œil sur le règne de Louis XVI, puis consacre les ultimes années de sa vie à la rédaction de ses Mémoires, qui malheureusement sont encore largement inédites.   écouter l'extrait sonorelire l'extrait sonore  

Couverture du manuscrit partiellement inédit des Mémoires d'Hervé de Tocqueville

Couverture du manuscrit des Mémoires d'Hervé de Tocqueville, Ier volume
© AD Manche / Poirier

Scène de famille

Scène de famille, anonyme © AD Manche / Poirier

Archives

Manuscrit des Mémoires d'Hervé de Tocqueville, Iers volumes

Manuscrit des Mémoires d'Hervé de Tocqueville, Iers volumes
© AD Manche / Poirier

L'élévation à la pairie

L'élévation à la pairie ; Collection privée
© AD Manche / Poirier

charte_provinciale

De la charte provinciale
© CHAN

Haut de page