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Portraits


Sa famille

Son père, Hervé de Tocqueville : un grand serviteur de l'État sous la Restauration

Le comte de Tocqueville

Le comte Hervé Bonaventure Clérel de Tocqueville
© AD Manche / Poirier

Les convictions d'Hervé de Tocqueville l'empêchent de commencer sous le Premier Empire la carrière d'homme d'État qu'il souhaite. Tout juste se borne-t-il à exercer à partir de 1804 la charge de maire de Verneuil-sur-Seine, dont les prérogatives très locales relèvent à ses yeux davantage de l'ancienne féodalité que de la délégation d'un pouvoir central. Son hostilité au régime napoléonien se vérifie par exemple lorsqu'il célèbre, en toute hâte, dix-neuf mariages successifs pour permettre aux jeunes mariés d'échapper à la conscription.

« Voilà mon père arrivé à la pairie. Il l'a vivement désirée et demandée il y a quatre ans. Aujourd'hui il ne la sollicite point et s'est trouvé englobé dans la fournée. Voilà bien l'histoire de ce monde. Il a exprimé sa désapprobation de la mesure, avant qu'on l'eût prise ; il n'a pas changé d'opinion depuis et je suis convaincu qu'il avait raison. »
(Lettre à Louis de Kergorlay,
23 novembre 1827)


On lui prête même des activités clandestines d'informateur du comte d'Artois et, dès la chute de Napoléon Ier, il saisit l'occasion de prendre part à l'instauration d'un nouveau pouvoir lorsqu'il s'inscrit, en compagnie de son fils Hippolyte, dans la garde à cheval, pour participer aux manifestations royalistes en faveur de la restauration des Bourbons. Grâce notamment à son titre de petit-gendre de M. de Malesherbes, il est ensuite nommé préfet de Maine-et-Loire le 18 juin 1814. C'est ainsi que commence sa brillante carrière de préfet sous la Restauration qui, jusqu'en 1827, ne sera interrompue que par le retour de Napoléon durant les Cent-Jours qui le contraint à quitter son poste et à trouver refuge avec sa famille à Lannion puis à Caen. Après Waterloo, le pouvoir royal choisit de ne pas le renommer à Angers et de lui attribuer le 13 juillet 1815 le poste de préfet de l'Oise, qu'il n'occupe que sept mois. Il est ensuite nommé successivement préfet de la Côte-d'Or le 31 janvier 1816, puis de la Moselle où il s'installe le 25 mars 1817. Il reste plus de six ans à Metz, ce qui lui permet de mener à leur terme les réformes qu'il entreprend et de marquer d'une empreinte durable son administration, aussi bien au niveau politique qu'au niveau économique. Ce n'est qu'en 1823, et malgré lui, que l'administration le rapproche de Paris (et donc de son épouse), conformément à une ancienne demande qu'il avait lui-même formulée et qui fut également appuyée par une requête du marquis de Rosanbo, son beau-frère.

Cathédrale saint-Etienne de Metz

Cathédrale saint-Etienne de Metz
© Bibliothèque de Metz

Remparts de Metz

Remparts de Metz
© Bibliothèque de Metz
















Il quitte à contre-cœur la Moselle pour la Somme, département qui ne lui plait guère et, en 1826, obtient finalement le poste qu'il a toujours désiré, à savoir le très prestigieux poste de préfet de Seine-et-Oise. Il ne l'occupe cependant que peu de temps, puisqu'il est nommé pair de France le 4 novembre 1827. La pairie ne le séduit pourtant plus autant que le poste de préfet de Versailles, à tel point que son fils avoue qu'il aurait désapprouvé sa nomination avant qu'elle ne soit effective. Il prend cependant son nouveau rôle très au sérieux, monte fréquemment à la tribune pour traiter de problèmes économiques ou politiques et publie en 1829 une brochure intitulée De la Charte provinciale, où il expose sa position personnelle sur la loi municipale et départementale qu'il a contribué à créer en tant que membre de la commission idoine. Mais la révolution de 1830 le prive de son titre de pair, et lui ôte tout désir de prendre part à la vie publique.

Archives

Lettre du maire de Verneuil, 17 mai 1812

Lettre du maire de Verneuil, 17 mai 1812
© AD Yvelines

Préfet du Maine-et-Loire durant les cent jours

Préfet du Maine-et-Loire durant les Cent jours
© AD Maine-et-Loire

Préfet de la Somme

Préfet de la Somme
© AD Somme

Préfet de la Somme

Préfet de la Somme
© AD Somme

Préfet de Seine-et-Oise

Préfet de Seine-et-Oise
© AD Yvelines

L'élévation à la pairie

L'élévation à la pairie ; Collection privée
© AD Manche / Poirier

Descriptif du majorat d'Hervé de Tocqueville

Descriptif du majorat d'Hervé de Tocqueville
© CHAN

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