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Portraits


Sa famille

Sa mère, Louise Madeleine Le Peletier
de Rosanbo

Louise-Madeleine Le Pelletier de Rosanbo

Louise-Madeleine Le Pelletier de Rosanbo,
collection privée
© AD Manche / Poirier

Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo est issue de l'une des plus prestigieuses familles françaises puisque par sa mère, Marguerite de Lamoignon de Malesherbes, elle descend de Vauban et de Chrétien-Guillaume Lamoignon de Malesherbes, dont elle n'est autre que la petite-fille et que, par son père, elle appartient à la famille des Rosanbo. Le 12 mars 1793, durant les sombres heures de la Terreur, elle épouse Hervé de Tocqueville à Malesherbes, où le jeune couple s'installe jusqu'à ce que le Comité de Sûreté générale ne vienne arrêter l'ensemble de sa famille. Louise Madeleine, qui voit ainsi partir à l'échafaud non seulement son grand-père mais également ses deux parents ainsi que le couple des Chateaubriand que formaient sa sœur aînée et son époux, ne se remettra jamais de cette expérience terrifiante qui l'a définitivement traumatisée alors qu'elle n'était âgée que de vingt-et-un ans.

« À la fin de l'année 1792 . mon mariage fut arrangé avec une fille de M. de Rosanbo, président au parlement, gendre de M. de Malesherbes. [...] Nous marchâmes à l'autel avec une égale satisfaction. »
(Hervé de Tocqueville, Mémoires)

Même si elle saura, durant la période de l'Empire, jouer son rôle d'épouse du maire de Verneuil-sur-Seine en s'attachant à multiplier les actions caritatives, elle restera pour le restant de ses jours une femme malade, sujette à de perpétuelles migraines et à d'incessantes crises nerveuses, qui l'empêchent de suivre son mari dans les différentes préfectures de province où il est nommé : à partir de 1817, elle ne quitte plus son domicile parisien et ne peut assister ni au mariage d'Édouard ni à celui d'Alexis. Nourrissant à l'évidence une certaine nostalgie pour l'Ancien Régime, elle soutient ardemment la cause légitimiste, et finit par trouver un refuge dans une grande dévotion religieuse. Elle est emportée par la maladie en 1836, après s'être sentie comme en sursis et en marge de sa famille durant toute la seconde moitié de son existence. Sa correspondance avec son fils Alexis témoigne néanmoins de la grande tendresse qui les a unis jusqu'à la fin.

Portrait au pastel de Louise-Madeleine de Tocqueville

Portrait au pastel de Louise-Madeleine de Tocqueville, anonyme, collection privée
© AD Manche / Poirier

Archives

Contrat de mariage de Hervé et de Louise-Madeleine

Contrat de mariage de Hervé et de Louise-Madeleine
© AD Loiret

Proclamation des bans et acte de mariage de Hervé et de Louise-Madeleine

Proclamation des bans et acte de mariage de Hervé et de Louise-Madeleine
© AD Loiret

Lettre du marquis de Rosanbo signalant l'état de santé de Mme de Tocqueville

Lettre du marquis de Rosanbo signalant l'état de santé de Mme de Tocqueville, 1823
© CHAN

Lettre de Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo à son jeune fils Alexis de Tocqueville

Lettre de Louise Madeleine Le Peletier de Rosanbo à son fils Alexis, coll. privée
© AD Manche/A. Poirier

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