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Portraits


Ses amis

Arthur de Gobineau
« Vous êtes, mon cher Monsieur de Gobineau, un très aimable, très spirituel et très peu orthodoxe discuteur avec lequel je ne veux point continuer la guerre. »
(Lettre à Arthur de Gobineau,
22 octobre 1843)

Né le 14 juillet 1816 à Ville d'Avray, Arthur de Gobineau est issu d'une famille de petite noblesse et sans fortune, ce qui le contraint à travailler pour gagner sa vie quand à dix-neuf ans il monte à Paris. Il y écrit des romans-feuilletons ou des articles à faire paraître dans la presse, mais, lorsqu'en 1843 il est remarqué par Tocqueville, qui est de plus de dix ans son aîné, ses succès en la matière sont toujours très modestes. Il devient très rapidement son obligé : contre quelques conseils et autres leçons de journalisme, Tocqueville lui demande par exemple de rédiger des notes ou de résumer pour lui certains ouvrages. Mais ce qu'il apprécie surtout chez son nouvel interlocuteur, c'est son goût pour les discussions philosophiques qui envahissent progressivement leur correspondance. Aussi, lorsqu'en 1849 Alexis de Tocqueville est nommé ministre des Affaires étrangères, est-ce lui qu'il choisit pour chef de cabinet. Il lui ouvre ainsi une carrière diplomatique que Gobineau ne quittera plus. Nommé successivement en Allemagne, en Perse à Téhéran (de 1855 à 1858 et de 1861 à 1863), à Athènes (entre 1864 et 1868) puis au Brésil (en 1869 et 1870) et enfin à Stockholm (entre 1872 et 1877), il meurt à Turin en 1882. Mais plus que pour cette carrière diplomatique, Arthur de Gobineau est surtout resté célèbre comme l'auteur de l'Essai sur l'inégalité des races humaines. Dans cet ouvrage, paru en 1853 et 1855, il essaie de prouver que la race est le facteur essentiel de l'histoire et qu'il en existe une hiérarchie, au sommet de laquelle se trouverait la race aryenne (ou indo-européenne).

« Ne voyez-vous pas que de votre doctrine sortent naturellement tous les maux que l'inégalité permanente enfante, l'orgueil, la violence, le mépris du semblable, la tyrannie et l'abjection sous toutes ses formes ? . Il y a un monde intellectuel entre votre doctrine et la mienne. »
(Lettre à Arthur de Gobineau, 17 novembre 1853)

La décadence de la civilisation occidentale s'expliquerait donc par le mélange impur entre les races inférieures et les races supérieures. L'ouvrage ne connaît pas en France les succès escomptés par son auteur et provoque même chez Tocqueville, son protecteur, une vive condamnation : il n'hésite pas à déclarer à son ami sa profonde aversion et son puissant dégoût face à une telle théorie, qu'il qualifie de "système de maquignon plutôt que d'homme d'État" et qu'il combat lettre après lettre au nom de la liberté humaine et contre une vision déterministe de l'histoire. Malgré ces profondes divergences idéologiques dont il a conscience qu'elles ne peuvent être vaincues, Tocqueville est resté durablement lié avec celui qu'il considèrera toujours comme son protégé.   écouter l'extrait sonorelire l'extrait sonore  

Portrait du comte Arthur de Gobineau ; Beauvais, musée de l'Oise ©  AD Oise

Portrait du comte Arthur de Gobineau ; Beauvais, musée de l'Oise
© AD Oise

Château de Trie à Trie-Château

Château de Trie
à Trie-Château
© AD Oise

Archives

Nomination  d'Arthur de Gobineau comme maire de Trie-Château en 1863 © AD Oise

Nomination d'Arthur de Gobineau comme maire de Trie-Château en 1863
© AD Oise

Nomination  d'Arthur de Gobineau comme maire de Trie-Château en 1868 © AD Oise

Nomination d'Arthur de Gobineau comme maire de Trie-Château en 1868
© AD Oise

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