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Portraits


A. de Tocqueville avant l'Amérique

Ses études : lycéen à Metz

Scène de famille, anonyme

Scène de famille,
anonyme
© AD Manche/A. Poirier

La véritable rupture avec le bercail maternel et avec la tutelle de son précepteur intervient pour Alexis de Tocqueville en 1820 lorsque, seul, laissant derrière lui le temps de l'enfance, il rejoint son père alors en poste à Metz comme préfet de la Moselle. Commence alors pour lui l'âge de la liberté qui sera celui de toutes les découvertes. La première de ces découvertes est celle du lycée puisqu'il fréquente à partir de 1821 le Collège royal de Metz où il est inscrit successivement en classe de rhétorique puis de philosophie jusqu'à l'obtention de son baccalauréat en 1823. Sa fréquentation du lycée lui permet certes de se révéler bon élève et de consolider sa maîtrise du latin, de l'arithmétique et surtout de la rhétorique mais elle représente surtout pour lui l'occasion d'élargir le cercle de ses amitiés à des roturiers comme Eugène Stöffels (et dans une moindre mesure son frère Charles) qui furent d'abord ses camarades de classe avant de compter durant toute leur vie parmi ses plus fidèles amis.

« Suite de la mort de Clitus. »
« La nature a bien mal veillé aux intérêts des humains en ne leur donnant le plus souvent que la connaissance du passé et non la prévoyance de l'avenir »
(Traduction de Quinte-Curce par Tocqueville, extraite d'un de ses cahiers de lycéen)

C'est également à cette époque qu'il découvre la fougue des premières amours adolescentes, avec une domestique de la préfecture dont il aura un enfant naturel puis avec Rosalie Malye, dont il est fortement épris.
Enfin, la liberté dont il jouit au quotidien trouve son pendant philosophique, alors qu'il n'est âgé que de seize ans en 1821, dans une grave crise de "doute universel" qui l'envahit à la lecture des philosophes des Lumières qu'il emprunte à la bibliothèque paternelle de la préfecture de Metz et qui ébranle profondément en lui la foi catholique de son enfance ainsi que toute croyance aveugle dans les valeurs aristocratiques qui lui ont été transmises. Désormais, ne pouvant plus se réfugier derrière aucune certitude a priori, Alexis de Tocqueville est conscient qu'il lui faudra interroger le monde pour tenter de le comprendre. écouter l'extrait sonorelire l'extrait sonore

Vue générale de Metz prise du pont saint-George © Bibliothèque de Metz

Vue générale de Metz prise du pont Saint-George
© Bibliothèque de Metz

Vue surplombante de Metz © Bibliothèque de Metz

Vue surplombante de Metz
© Bibliothèque de Metz

Archives

Cahier de rhétorique d'Alexis de Tocqueville

Cahier de rhétorique d'Alexis de Tocqueville ; coll. privée
© AD Manche/A.Poirier

Diplôme du baccalauréat

Diplôme du baccalauréat © AD Manche/A. Poirier

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