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Œuvre


De la démocratie en Amérique

La "première Démocratie" (1835) :
argument
« Le peuple règne sur le monde politique américain comme Dieu sur l'univers. Il est la cause et la fin de toutes choses ; tout en sort et tout s'y absorbe. »
(De la démocratie en Amérique, I)

Après avoir analysé l'architecture de la démocratie américaine, Tocqueville peut ensuite étudier, dans le livre II de l'ouvrage, comment ces institutions "sorties du peuple" ont en retour exercé une influence sur les citoyens, en les éduquant à la liberté et à la responsabilité, et comment ces citoyens ont progressivement donné vie à ces institutions, appris à participer à la gestion des affaires communes et à jouer des institutions démocratiques dont ils s'étaient dotés. De telles considérations l'amènent successivement à observer le rôle tenu par les partis et les associations politiques, par la liberté de la presse ainsi que par le vote universel dans les rouages complexes de la démocratie ; il tente également de cerner le danger que la tyrannie de la majorité fait courir à la république américaine, les moyens qui permettent de limiter ce risque ainsi que tous les éléments qui - depuis la religion jusqu'au cadre de la loi - permettent à la république démocratique de se maintenir.
Enfin, on comprend aisément, selon cette perspective chronologique, que le chapitre X de ce deuxième livre entende traiter de l'avenir probable des États-Unis en élargissant son objet aux questions sociales et économiques qui le conditionnent. Tocqueville s'y attache notamment à la délicate question de la cohabitation "des trois races qui habitent le territoire des États-Unis" et plus particulièrement au problème de l'esclavage, qui fait selon lui peser une lourde menace sur le devenir de l'Union fédérale.

Lorgnon d'Alexis de Tocqueville

Lorgnon d'Alexis de Tocqueville, coll. privée
© AD Manche / A. Poirier

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